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Nos premières collection de vêtement pour bébé sont en coton pima bio de la région de Lambayeque au Pérou. La fibre du pima est la plus longue du monde. C’est la « soie du Pérou ». Naturellement lustrée, elle casse moins lors de la filature. Les tissus sont donc plus doux, plus résistants et plus extensible.

 

La coopérative de production du coton s’inscrit dans une démarche bio et de commerce équitable (Label GOTS et FLO Cert). La fabrication a lieu dans un petit atelier de Lima.

 

Les teintures sont réalisées dans un laboratoire, elles sont écologiques (Oeko-Tex). Les encres des sérigraphies sont à l’eau quand cela est possible, ou certifiées sans métaux lourds quand l’impression à l’eau ne peut pas tenir.

 

Nos fournitures sont les plus écologiques possibles, nos boutons pressions sont sans nickel et nos boutons sans plomb. Mais nous n’avons trouvé que des fermetures à glissière en polyester. Pour les passionnés ou les curieux, voila une présentation de ce qu’est une filière de coton bio.

 

Le coton bio, le coton équitable

Le coton bio garantit l’absence totale de substance chimique nocive. Il n’appauvrit pas les sols et ne contamine pas les producteurs en raison de l’absence de manipulation d’engrais ou de pesticides chimiques. Il favorise la bio-diversité et renforce l’équilibre environnemental naturel.

A ce titre, il aide, par exemple, à renforcer la capacité de rétention d’eau du sol ce qui minimise les besoins d’irrigation. Ou encore, il permet de lutter contre le développement des maladies du cotonnier grâce à la présence de prédateurs naturels qui régulent la présence des insectes.

Les principes du commerce équitable, viennent renforcer les exigences éthiques des labels bio, en intégrant la notion d’organisation démocratique et transparente, de prix minimum et de prime de développement. La certification bio et équitable intervient sur la production.

Sur la fabrication, il existe des garde-fous comme la certification GOTS ou Flo-cert, mais il s’agit là avant tout de respecter une éthique sociale. Sur l’ennoblissement, la certification Oeko-Tex permet de garantir l’utilisation de teintures écologiques exemptes de métaux lourds. Elles sont plus respectueuses de l’homme et de son environnement, mais elles sont à différencier des teintures d’origine naturelles (faites à partir de racines et de plantes, encore mieux !).

 

La plante

Le cotonnier est un arbuste. Sauvage, il peut mesurer 10 mètres et vit une dizaine d’année. Mais, en culture, on limite sa taille à moins de 2 mètres et on l’exploite sous forme de plante annuelle.
Lors de la floraison, de grandes fleurs blanches ou jaunes apparaissent. A partir du centre de ces fleurs, se développe un fruit appelé capsule. Il va grossir pour atteindre un diamètre de 2 à 3 cm, et deux mois après environ, il s’ouvrira et laissera apparaître une boule duveteuse (les graines entourées des fibres de coton). C’est cette boule, appelée coton-graine qui sera récoltée. Les fibres (environ 40% du coton graine) seront utilisées à des fins textiles. En fonction de la variété, ces fibres seront plus ou moins longues (de 2 à 5 cm).

Récolte mécanique vs récolte manuelle

Dans les grandes exploitations des pays industrialisés, les productions exclusives de coton sont généralement récoltées mécaniquement. L’utilisation des machines permet d’aller plus vite. Mais elle nécessite des fruits de taille homogène (or les fruits ne murissent pas de façon homogène). Il n’y a pas non plus de tri entre les fruits et les débris de feuilles et de branches. Les producteurs utilisent alors des produits chimiques (régulateurs de croissance, défoliants) pour maîtriser la récolte.

La production manuelle, moins répandue, implique plusieurs cueillettes en fonction de la maturité des fruits du cotonnier. Elle va souvent de paire avec la rotation des cultures, ainsi les cotonniers cohabitent avec d’autres plantations. Cela aide le sol à mieux se régénérer et les rendements sont plus intéressants. Par ailleurs, les fruits n’ayant pas à être calibrés pour des machines, il y moins de traitement chimique. Evidemment, cette méthode nécessite une main d’œuvre importante.

 

Culture pluviale vs culture irriguée

Le cotonnier a besoin d’énormément d’eau.
La culture peut être pluviale dans les zones connaissant plusieurs saisons des pluies bien distinctes.
La culture irriguée permet de couvrir tous les besoins d’eau du cotonnier. On la retrouve dans les zones qui ne se prêtent pas naturellement à la culture du coton, et globalement, elle est assez privilégiée car elle permet un rendement supérieur et des fibres plus régulières. Son réel inconvénient est sa très forte consommation en eau.

 

Transformation: Egrenage

Après la récolte, intervient l’égrenage du coton-graine. Il est séché à l’air et au soleil quelques jours. Ensuite, les fibres suffisamment longues sont séparées des graines mécaniquement, et les débris sont éliminés.

Les fibres (85% de la valeur marchande) sont comprimées et empaquetés en balles de coton. La graine a peu de valeur, elle pourra servir à nourrir le bétail localement, ou sera parfois utilisée pour faire des huiles alimentaires, des cosmétiques, etc.

 

Transformation: Filature

C’est l’étape qui va permettre de transformer le coton en fil. Les balles commencent par être triées, en fonction de leur qualité et de la longueur des fibres, les impuretés sont retirées.
Ensuite, intervient le cardage : les fibres sont séparées les unes des autres, peignées, et alignées parallèlement afin de former un ruban. Le ruban est étiré afin d’en harmoniser l’épaisseur. Puis, les rubans sont étirés et tordus ensemble pour obtenir un fil.
Les déchets, eux, serviront à fabriquer le coton hydrophyle.

 

Transformation: Tricotage, tissage, ennoblissement

Les fils seront tricotés ou tissés en fonction de l’étoffe à réaliser. L’ennoblissement désigne le traitement appliqué à l’étoffe : teinture, imperméabilisation, etc.
L’histoire du coton est millénaire, et aujourd’hui, malgré la grande variété de fibres synthétiques, il reste la fibre la plus utilisée dans le monde.